Irrévérences

Les Irrévérences de Stéphane Delplace sont autant de trompe-l’ouïe. Miniatures énigmatiques, elles prolongent l’œuvre d’un compositeur singulier et parfaitement inclassable. Une sorte d’ovni qui nous fait douter de nos repères temporels.
 
C’est que Stéphane Delplace pratique la discordance des temps comme d’autres le jardinage ou la course à pied. Comme dans les labyrinthes magiques des parcs d’attraction pour enfants, on est chez lui à la fois guidé et perdu. Le miroir est déformant : Bach et Brahms nous prennent par la main, mais il ne s’agit pas d’eux, seulement de leurs fantômes. Stéphane Delplace sait bien que nous habitons, en bons post-modernes, les ruines d’un passé qui nous peuple, nous anime et nous égare tout à la fois.
 
Qu’il s’agisse du monument des Préludes et Fugues dans les Trente Tonalités, des deux Concertos ou de la Passacaille pour piano, je pense toujours en lisant ou en écoutant les œuvres de Stéphane Delplace aux deux vers de Jules Supervielle :
 
Le passé, l’avenir
Comme des chiens jumeaux flairent autour de nous.
 
Jean-François Zygel
septembre 2010

1. Choral (version pour cordes)

 

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